MON OM/NIMES CAUCHEMAR

Depuis samedi soir on ne parle plus que de ça dans tous le Gard. Neuf bus de supporters nîmois se sont vu interdire d’aller plus loin que le péage de Lançon de Provence suivant l’arrêté du préfet des Bouches du Rhone qui limitait à 200 supporters le déplacement pour cet OM/Nîmes. Malheureusement, ce qui devait être une fête à 4 jours de noël a viré au cauchemar, tout d'abord parce que un seul de ces bus a pu rallier Marseille. Ensuite parce que le retour à Nîmes à tout été sauf un voyage tranquille. A, je préserverai à sa demande son anonymat, était de ce déplacement. 2 jours après, il convient de se poser les bonnes questions. Était il raisonnable que les groupes de supporters nîmois forcent le préfet à accepter entre 450 et 500 supporters au lieu des 200 prévus? La police est elle allée trop loin? Tout cela aurait il pu être évité? Dans son récit de la soirée, A répond à toutes ces questions.
« Au départ de Nimes, dans les bus l'état d'esprit des supporters était très festif mais dans  les bus de l'alcool. Tout le long jusqu'à Lançon, dans notre bus rigolade des plus petits aux plus âgés, il y avait tout âges hommes et femmes aussi bien enfants que retraités. Arrivée à Lançon, juste pour précision
A Lançons je pensais que les forces de l'ordre étaient là pour nous escorter jusqu'au stade., blocage des bus sur une aire de repos réservée pour les 8 bus des supporters ou le représentant des Nemausus rentre en négociation avec le préfet afin de parvenir à faire accepter les 400 personnes environ au lieu de 200 autorisées. Ambiance dans notre bus s'effondre, les doutes et la déception s'installent. Après une grande consommation de liquide  plus que solide, les gens voulaient tous descendre des bus pour uriner. Les forces de l'ordre nous on autorisé à descendre uniquement 2 par 2 (certains trop pressés ont uriné dans des bouteilles vides). Après environ 2 heures d'attente dans les bus et dans le calme, nous avons appris notre retour sur Nimes. Malgré la déception, dans notre bus tout le monde est resté calme. Les bus ont fait demi-tour sur l'aire pour repartir escortés par un nombre incalculable de forces de l'ordre des gendarmes des Bouches du Rhône. Nous avons fait plusieurs arrêts sur les bandes d'arrêts d'urgence sans savoir pourquoi. Nous avons roulé très lentement sur l'autoroute et avons regardé le match dans le bus sur des téléphones portables. Les forces de l'ordre nous ont escortés bizarrement jusqu'au parking des Costières. Alors à la descente du bus les forces de l'ordre nous attendaient, qq supporters un peu alcoolisés les ont provoqués et là un des gendarmes a gazé de partout devant lui les supporters tous confondus et des enfants en première ligne. Des hommes hurlaient d'arrêter car il y avait des enfants et là ça a dégénéré. J'ai vu 2 enfants en bas âge traumatisés ils criaient et pleuraient. J'ai vite pris mes enfants qui étaient là pour aller les mettre à l'abri dans notre fourgon qui était sur le parking juste à côté de l'émeute. Le temps d'aller au fourgon, il y avait des projectiles qui volaient dans tous les sens autour de nous : bombe antiémeute, fumigènes, cannettes....Ça venait aussi bien des forces de l'ordre que des supporters avec des grosses détonations. Impressionnant!!! »
A ma question de savoir si tout cela aurait pu être évité, A me répond « Oui largement si les forces de l'ordre avaient fait demi-tour au dernier péage de Nimes Ouest. Je me doutais que ça allait arriver.«
Et concernant le fait de partir à 400 alors que seulement 200 places étaient autorisés??? « On savait qu'on partait sans garantie. Le président des Nemausus nous a dit pouvoir négocier car beaucoup de femmes, d'enfants et de personnes d'un certain âge étaient présents. Attention dans certains bus beaucoup de personnes trop alcoolisées. C'est sûr. Par contre un déploiement de forces de l'ordre disproportionné. Ça a été une grosse frayeur pour des gens pas habitués à une telle violence.Pour nous c t le premier déplacement en bus et ce sera le dernier. »


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