GUILLAUME SAURINA, QU'EST CE QUE TU FAIS PENDANT LE CORONAVIRUS?

Le Coronavirus a stoppé net le monde du sport. Et le sport gardois n'a pas été épargné par cela. Plus de compétitions, plus d'entrainement d'équipe. J'ai décidé durant cette période d'aller à la rencontre des sportifs gardois, des coachs gardois, des présidents gardois et des clubs gardois pour savoir comment ils vivent ce moment inédit. Place aux coachs, entraîneurs, managers général, adjoints ou préparateurs en tout genre. Et c'est le coach adjoint et futur coach principal du Nantes Atlantique Handball Guillaume Saurina qui s'est prêté au jeu du question réponse.
JS30: Quel est ta situation par rapport à ton club ? Ou es tu? Et dans quel état d’esprit?
GS: Je suis toujours sur Nantes. Toujours entraîneur adjoint et futur numéro un pour les deux prochaines saisons. Allan (Heine Pedersen) n’a pas souhaité prolonger son contrat, chose que je regrette. Il était loin de sa famille et sa situation familiale à fait qu'il n'a pas souhaité prolonger. C’est quelqu’un qui m’a beaucoup apporté et avec qui je vais rester en contact. On est confiné avec Camille et Milo notre fils, on habite en appartement avec un petit parking, derrière la résidence, qui est devenu notre terrain de jeu. Raquettes, ballons c’est là qu’on fait nos activités, des séances courtes avec des HIT (High fitness training) que je mets en place pour la famille.
JS30: Qu’est ce que ça fait un(e) coach pendant une crise comme celle que l’on est en train de vivre?
GS: J’essaye d’être au plus près des joueuses, la situation n'est pas facile pour nous mais aussi pour les joueuses. C’est une situation particulière ou le club s’est mis en chômage partiel, on ne peut donc pas obliger les joueurs à s’entraîner, ce qui met le club dans une situation difficile. Mais malgré ce que les filles sont demandeuses d’un petit programme pour se maintenir en forme.
JS30: Tu as tes joueurs ou joueuses au tel régulièrement? Tu les trouves comment?
GS: On a créé un groupe WhatsApp sur lequel on communique. J'en appelle certaines. Notamment si elles sont demandeuses de nouveau modules d'entraînement. Il a fallu adapter les entraînements pour celles qui n’avaient pas beaucoup de matériel chez elle, avec des bouteilles d’eau, des chaises par exemple. Ca a été un petit casse-tête. Les filles sont forcément touchées, affectées. Je participe par vidéo à des réunions de groupe d'entraîneurs pro, le Seven Master qui me permet de les tenir au courant mais pour l’instant on travaille que sur des hypothèses.
JS30: Quel bilan tu fais de ces 8 premiers mois de compétitions?
GS: Le bilan est plutôt positif même si tout n’a pas été rose. Pas mal de choses sont venues perturber notre saison notamment des faits extrahandball avec l’histoire des tests de grossesse. On est quatrième, ça reste plutôt positif. Au cas où le championnat serait figé, on serait européen. Mais on a quand même pas eu de chance sur le tirage au sort que ce soit en coupe d’Europe ou en coupe de France ce qui nous laisse un sentiment de peut mieux faire.
JS30: Quel est ton meilleur moment de ce début de saison et inversement qu’est ce que tu aimerais changer?
GS: On a vécu un super moment avec le match à domicile face à Brest. Ca finit par un match nul mais ça a été un match plein. On a changé de défense bon nombre de fois pour perturber les brestoises et les filles ont répondu présents tout le match.  Ce qui m’a le moins plus dans cette saison, forcément tous l'extrahandball avec le terme de cette saison arrêtée a cause de ce Coronavirus. Je reste persuadé qu’on avait de belles choses à faire. Et bien sûr, à nouveau cette histoire de tests de grossesse.
JS30: Quel est ton message face à ce Covid19?
GS: Mon message est le même que tout le monde "RESTEZ CHEZ VOUS". Même si je rejoins Patrice Canayer (l’entraîneur nîmois du MHB) qui a déclaré "mes joueurs me manquent". Bien sûr tout me manque, l'équipe, les parquets, les ballons mais si on veut se débarrasser de ce virus il faut rester chez soi.

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