RENÉ REBOUL, QUE FAIS TU PENDANT LE CORONAVIRUS?

Le Coronavirus a stoppé net le monde du sport. Et le sport gardois n'a pas été épargné par cela. Plus de compétitions, plus d'entrainement d'équipe. J'ai décidé durant cette période d'aller à la rencontre des sportifs gardois, des coachs gardois, des présidents gardois et des clubs gardois pour savoir comment ils vivent ce moment inédit. Aujourd'hui, c'est une journée 100% alésienne qui vous attend. C'est un acteur majeur du sport alésien et du sport gardois qui s'est confié sur son confinement. Président de l'OMS Alès (Office Municipale des Sports) René Reboul est aussi la voix des courses a pied gardoises. Personnellement je suis friand de ses résumés quotidiens sur sa page facebook et de sa connaissance sur le sport et les sportifs gardois. Entretien:
JS30: Quel est ta situation actuelle par rapport au confinement? Ou es tu? Et dans quel état d’esprit?
RR: Heureusement durant cette période de confinement, j’ai un chez moi, avec un grand jardin et de quoi occuper un peu mes journées, j’ai une pensée pour celles et ceux qui vivent entre quatre murs dans un appartement.
Ma situation professionnelle n’est pas au top, comme beaucoup de personnes qui comme moi travaille dans l’événementiel, j’ai dors et déjà depuis longtemps tiré un trait sur les 8 premiers mois de l’année qui vont se solder par un chiffre d’affaire proche de zéro, comme je le dis régulièrement il faut positiver, garder le moral, mon activité principal est tournée vers le sport, le sport est un vecteur d’émotions, et le sportif doit être en mesure de rebondir quelques soit les situations, donc je reste positif.
JS30: Que fais tu, comment occupes tu tes journées pendant une crise comme celle que l’on est en train de vivre ?
RR: Comme je l’ai dit plus haut j’ai une maison avec du terrain il y a donc toujours quelques chose à faire, et si par hasard il m’arrivait d’oublier qu’il y a du travail à réaliser, Hélène est la pour me le rappeler 😊
JS30: Tu gardes des contacts avec le sport gardois. Et de quelle manière ?
RR: Le sport a toujours fait parti de ma vie, avant en tant que compétiteur et dirigeant, à présent en tant que présentateur d’événements pratiquement toujours tournés vers le sport sans oublier cette part importante de bénévolat en tant que dirigeant d’association.
Je garde contact avec ma famille de cœur par l’intermédiaire des réseaux sociaux, des mails, des textos et des appels téléphoniques, en ce moment je passe quand même pas mal de temps au téléphone, pour prendre des nouvelles des personnes qui font partis de mon entourage, il y a la course à pied, mais aussi tout mon réseau de clubs sur le bassin d’Alès Agglomération avec qui j’ai des contacts fréquents de part mon rôle de président de l’Office Municipal des Sports de la Ville d’Alès
JS30: Quel bilan fais tu de ces 8 premiers mois tant au niveau de la course à  pied que du sport gardois en général?
RR: Le bilan est assez succinct puisque la saison a été largement amputée depuis le mois de mars avec l’arrivée du Covid-19 cette pandémie qui touche le monde entier.
Sur le plan athlétique de très belles performances, durant l’automne et l’hiver, laissées augurer de beaux championnats hivernaux, et de belles performances l’été, les sprinters, lanceurs, sauteurs et coureurs de demi-fond étaient au rendez-vous, avec peut-être l’éclosion de quelques pépites sur notre département. Pour la course à pied il est évident que le fait majeur de la saison a été l’annulation des championnats de France de cross-country qui devait se tenir au début mars dans notre région, en Occitanie, à Montauban, par la suite la succession d’annulation de nos courses pédestres, celles qui permettent aux coureurs de se retrouver le week-end, celles qui permettent de mettre en valeur nos villes, nos villages, notre patrimoine naturel, et le savoir faire de nos nombreux bénévoles ont indéniablement marquées ces 8 premiers mois d’une saison 2019-2020 qu’il faudra vite oublier, ou tout au moins surmonter.
Si cette situation se révèle être désastreuse pour le commerce, le tourisme elle le sera également pour le tissus sportif, le début de la saison prochaine va poser des problèmes aux dirigeants, c’est peut-être pour cela qu’il faut rester au contact de celles et ceux qui constituent ce réseaux associatif, ils ont besoin de discuter, d’échanger sur leur passion le sport a un rôle essentiel dans notre société.
JS30: Quel est ton meilleur souvenir depuis ce début de saison et inversement qu’aimerais tu changer si tu en avais le pouvoir ?
RR: Mon meilleur souvenir, il y en a quand même beaucoup, car lorsque je suis derrière mon micro je suis là pour faire passer des émotions et pour partager un bon moment avec des personnes que j’apprécient. Bien sûr durant la saison hivernale il y a eu cette formidable saison de cross-country ou j’ai eu l’occasion de présenter les départementaux et les quarts de finale au Mas Sanier à Alès, mais si je devais mettre en avant une manifestation je dirais le challenge Raphael Pujazon avec une âme à part, ou petits et grands, unis aux cotés des copains, des amis, des parents et des grands parents communient dans une discipline fédératrice.
Si il y avait quelques chose à changer, je pencherai vers un peu plus d’ouverture et de cohésion au niveau des clubs, plus d’ouverture également et d’échange au niveau de nos fédérations délégataires en direction des clubs de bases, ceux qui font le job sur le terrain et qui mettent le pied à l’étrier de nos futurs champions.
JS30: Quel est ton message face à ce Covid19 ? 
RR: Si j’ai un message à passer au sujet du Covid-19, il est simple soyez prudent, ce virus se transmet par simple contact alors oublions nos habitudes de nous serrer la main, de nous embrasser si cela peut nous permettre de rebondir rapidement vers un horizon plus serein.
Il y a un autre message, ou plutôt un merci envers toutes les personnes qui donnent un peu ou beaucoup de temps pour les autres, c’est le coté positif de cette pandémie le retour à plus de solidarité, beaucoup de mes amies plutôt que de se plaindre du manque de masques se sont mis spontanément au travail à la maison pour fournir des protections à des personnes dans le besoin, j’aime savoir qu’il y a des personnes qui n’attendent pas tout de l’état et qui prennent le taureaux par les cornes pour trouver des solutions.
En fait il y aurait beaucoup trop de chose à dire…


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