LES GRANDS MOMENTS DU SPORT GARDOIS...1990, L'USAM FAIT VIBRER LA BULLE DES ARÈNES...VU PAR PHILIPPE COURBIER

On est le 10 novembre 1990...les arènes de Nîmes, comme cela est le cas depuis 2 ans, se parent de leur bulle qui permet à l’amphithéâtre nîmois de devenir une salle de presque 10000 personnes. Et pour la première fois, l'Union Sportive des Anciens du Mont Duplan envahit les arènes le temps d'un match de handball. Le temple de la tauromachie va devenir un chaudron de sport... En cette année 1990, l'USAM deux fois vainqueur du championnat de France sur les 3 dernières années se dirige vers un 3e titre qu'il obtiendra lors de l'avant dernière journée. Et arrive ce 10 novembre...qualifié pour les huitièmes de finale face au Benfica Lisbonne, l'USAM décide d'abandonner temporairement sa mythique salle Pablo Neruda pour un autre lieu oh combien symbolique pour le peuple nîmois, les arènes. On est dans la Coupe d'Europe 1990/1991 et les arènes ont fait le plein...7000 supporters selon Charles Bietry au micro de Canal, 8000 selon Alain Portes, 9200 selon Fredéric Prades dans son article pour le Midi Libre, plus de 10000 selon Philippe Courbier qui me fait l'honneur de revivre ce moment avec moi. Pour vous lecteurs de JuSports30. "On est dans la Ligue des Champions ancienne méthode avec une formule super compliquée. Il y avait eu deux tours préliminaires puis une phase de poule de 4 équipe dont il fallait sortir 1er. Et ce 10 novembre 1990...tu imagines pour Nîmois ce que cela représente de jouer dans les arènes, c'est un truc de fou" se rappelle celui qui n'a connu que l'USAM en tant que club et qui était pourtant un fanatique de Pablo. "En plus, ils avaient vendu plus de billets que prévu. Pour des nîmois, c'est encore plus magique. C'est juste génial" rajoute t il.
Si pour Philippe Courbier, la plus belle équipe de l'histoire de l'USAM c'est 1993, celle de 1990/91 est une très bonne équipe avec Portes, Gardent, Stoecklin, son duo de gardiens Gaudin et Médard...
Il se rappelle alors d'une anecdote "c'est un des premiers matchs de hand télévisé sur canal+. Le commentateur est Charles Bietry qui connait bien le hand pour y avoir joué. Il est assisté comme consultant de Jean Louis Legrand, ancien très bon joueur dans les années 75/80. Tous les deux sont descendus l'avant veille de Paris. Les vestiaires sont des algécos qui ont été positionnés sur le parvis des arènes. Bietry arrive alors dans les vestiaires et se met en tenue, sous le regard médusé de mes coéquipiers. Legrand en fait de même. Ils ont fait l'entrainement avec nous. Pour s’imprégner du site... Un sacré souvenir et Bietry un mec adorable"
Le match, alors que les nîmois ont été battu 21/23 au Portugal, tourne vite à l'avantage des verts malgré une bonne entame des benfiquistes. Sous les coups de boutoirs d'un Stephane Stoecklin que la France découvre, les contre attaques meurtrières d'Alain Portes et les arrêts de Christian Gaudin et de Philippe Médard, l'USAM se qualifie 31/23 sans trop de problèmes. Pour Philippe Courbier, "le match...on ne se rend pas trop compte. Ça passe vite... Ça n'a pas été un match compliqué. C'est surtout avant et après que c'est un match émouvant. Les arènes, le public, ce parquet qui venait de Bercy si je me souviens... Pendant le match, t'es dans le match. Ça reste un super souvenir!!! 30 ans après, j’ai des images plein la tête. Beaucoup de monde nous en parle, m'en parle. Ça reste les arènes. Je suis toujours en contact avec Alain (Portes), Christian (Gaudin), Pascal Sanchez dit Sancho, Christophe Chagnard et Stephane Stoecklin. Ça a marqué les nîmois. Médard, notre gardien, qui était parisien a apprécié l'ambiance mais il n'a pas le même vécu que nous les nîmois".
Benfica c'était bien, mais un peu plus de 3 mois plus tard, affronter dans ces mêmes arènes le grand Barcelone, futur vainqueur de la compétition est un autre grand moment de la carrière de Philippe Courbier. "De 88 à 94, c'est la meilleure équipe européenne avec des joueurs extraordinaires et des yougos génaiux. Et nous, on les a joué dans les arènes. On perd d'ailleurs de 2 buts après un bon match. C'est un bon souvenir car c'est le top niveau mondial. C'était le match à pas rater pour les gens qui aiment le handball" Le grand Barcelone stoppera le beau parcours nîmois cette saison la. Il y aura bien un 3e et dernier match la saison suivante dans les arènes face aux roumains de Timisoara. L'histoire de l'USAM et de la bulle des arènes s’arrêtera la...








Commentaires