COMMENT VAS TU...ANDRÉA DE LA TORRE?

Andréa De La Torre Perez, la gardienne internationale espagnole du Bouillargues Handball Nîmes Métropole, entrevoit enfin le bout du tunnel. Blessé depuis le 14 septembre 2019, celle qui était une des deux recrues phares du club de Sylvain Maestrini l'été dernier, fait partie de ces sportifs gardois qui ont vécu une année 2019/2020 blanche ou quasi blanche. Et pas seulement à cause du Covid 19. Une année passée entre soins, doutes, tentatives de reprises. Une année ou elle aura tellement manqué à son club. Et enfin, tout semble être derrière elle... JuSports30 vous emmène à la rencontre d'Andréa et les jours suivants d'autres sportifs qui ont vécu une saison galère et qu'on va être content de revoir sur un terrain.
JS30: Tout d’abord comment vas tu? 
ADLT: Je vais bien, je rentre à Nîmes dimanche. J'ai bien récupéré, ma cheville va bien, ça se passe bien. Je n'avais pas la pression de revenir vite pour aider l'équipe parce que la saison 2019/20 était presque finie. Mais ça a été aussi compliqué à gérer parce que c'est pas agréable de devoir retourner chez soi pour ce motif. J'ai fait tous les tests pour récupérer le mieux possible, une étude sur la marche et j'ai des nouvelles semelles. Et tout va bien. 
JS30: Raconte nous cette blessure qui t’a empoisonné la vie la saison dernière?
ADLT: Fracture complète du calcanéum du talon. je me la suis faite toute seule. c'était sur une contre attaque avec une joueuse du Pouzin, à la fin du match. C'était pas un bon match parce qu'on a perdu . C'était injuste pour nous.  au début je pensais que c'était un tendon ou quelque chose dans l'articulation mais après les tests à l’hôpital c'était une fracture complète. Je savais pas comment réagir. La prévision initiale c'est que je devais être arrêté deux mois et finalement ça a été 5. Ca a été dur pour moi, c'est la première fois que je pars jouer à l'étranger, ici en France. J'habite toute seule dans mon appartement et avec des béquilles c'était un challenge personnel. Mais finalement, j'ai bien récupéré même si ce ne sont jamais des moments agréables pour un sportif. 
JS30: Comment as tu géré ce temps où tu étais loin des terrains?
ADLT: Le confinement en Espagne, pareil qu'en France, c'était pas facile au début. les premières semaines sont simples, tu ranges chez toi, tu passes du temps avec ta famille. Chaque semaine en Espagne, on allongeait le confinement et apparemment y avait pas de fin de confinement. Et ça a été compliqué pour moi, dans ma tête surtout. Je suis sportive, on a l'habitude de s’entraîner matin et soir et la tu es chez toi et tu n'as rien a faire. Après j'ai refusé les écrans, pas de télé, pas d'ordi, j'ai juste lu des livres. Mais j'ai la chance d'habiter à côté d'une petite ville en Espagne. Je pouvais sortir un peu mais si en France vous aviez le droit de sortir pour faire un peu de sport, en Espagne c'était interdit. Moi au final chez moi, j'ai pu faire un peu de vélo et les challenges que notre préparateur physique nous envoyait. C'est comme ça que j'ai pu finir mieux que j'ai commencé le confinement.
JS30: Comment as tu vécu cette période de confinement et de déconfinement?
ADLT: J'ai fait beaucoup de vélo, de sport, j'ai collaboré avec associations qui apportent de la nourriture aux personnes vulnérables en Espagne en tant que volontaire. A la fin du confinement, j'ai pu commencer à m'amuser. J'ai jamais eu autant de vacances. On a été arrêté 4 mois. J'ai jamais autant profité de chez moi parce qu'en temps normal l'été je voyage à l'étranger. J'ai profité de mes amis et c'était la chose la plus importante pour moi. C'était très cool.
JS30: Que peut on te souhaiter pour la saison qui arrive?
ADLT: J'ai envie de jouer, je rêve que je joue, que je touche la balle. Avec les copines. Physiquement, j'ai fait toute la prépa qu'Olivier* nous a envoyé et je me sens en forme. Il me manque de me tester sur le terrain de jeu, de toucher la balle. La chose la plus importante, c'est de récupérer de tout, de mon pied et de ne pas me blesser à nouveau. Ca avec les objectifs du club qui seront les playoffs à nouveau, j'espère pouvoir aider mon équipe a faire une belle saison sans problème et sans blessure. Une belle saison...et s'amuser avec le public qui vient nous voir. J'ai vraiment envie de commencer. 
*Olivier Martinez, le préparateur physique du club
Crédit photo: Joel Lecoeuvre

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