"LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER" PROMET CHLOÉ ROELANDT, LA CAPI DU BHNM

Chloé Roelandt est la capitaine du club du Bouillargues Handball Nîmes Métropole. Elle est une des 14 capitaines signataires de la lettre ouverte par les clubs de D2F à la fédération française de handball qui a pris la décision de suspendre le championnat de deuxième division féminin de handball. Après le Président Maestrini hier, il était important d'avoir le point de vue de la capi de la Team Boubou. 

JS30: Chloé, salut, la FFHB a rendu sa décision concernant le championnat de D2F, les joueuses vous avez adressé une lettre de mécontentement à la fédé. Explique nous comment cela s’est passé? 

CR: D’abord je vais revenir un peu plus tôt dans la saison (oui car nous avons quand même eu la chance de pouvoir la commencer), j’ai pris connaissance des projets de l’AJPH (syndicat des joueuses/eurs) d’accompagner la D2 féminine. C’est à travers un groupe whatsapp que les premiers échanges avec l’AJPH et d’autres joueuses de D2 ont commencé. Nous étions à ce moment là bien loin d’imaginer que ce groupe allait être notre quotidien comme ces derniers jours... Cela faisait bien 2 semaines que nous étions au courant des multiples réunions entre la fédé, la coc, les entraîneurs et présidents de chaque club. Nous voulions nous joueuses nous faire entendre aussi, après plusieurs idées et dans l’urgence de la situation nous avons décidé d’écrire une lettre ouverte (en accord avec les joueuses de nos équipes respectives, les entraîneurs et président de club, pour la plupart...) pour exprimer notre déception et notre mécontentement suite à cette décision.

JS30: Quel est le sentiment qui prédomine chez tes coéquipières? 

CR: Toutes les filles sont déçues, énervées de ne pas être reconnues, inquiètes aussi pour l’avenir...au delà des joueuses c’est tout un club (pour ne parler que de nous) que la fédération met en danger. 

JS30: Vous vous étiez préparés à toutes les éventualités mais surtout celle de continuer à jouer, même à huis clos? 

CR: Nous savions tous que cette saison serait particulière et peut être un peu triste car le huis clos se faisait déjà dans d’autres sports. Mais le club, les joueuses, le staff, les bénévoles étaient prêts pour ça. Nous avions déjà pensé au live de match pour pouvoir garder le liens avec tous ceux qu’on ne voit plus ou peu (bénévoles, licenciés, jeunes, et même famille). Nous avions eu un petit espoir quand le ministère des sports, lui nous avait reconnu et considéré professionnelle...espoir de courte (1mois) durée.

JS30: Quel a été ton discours de capitaine envers les filles?

CR: Mon discours en tant que capitaine n’a été que de faire le lien entre les discussions qu’on avait avec l’AJPH et les filles. Pour le reste, il n’y a rien eu à faire, c’est une décision tellement injuste que la révolte a été générale. Nous sommes combatives sur le terrain et nous le serons encore plus pour le retrouver.💪🏼💪🏼

JS30: L’avenir à court terme tu le vois comment? 

CR: Pour l’avenir, on fera au jour le jour nous avons cette petite chance encore de pouvoir continuer à s’entraîner et cette grande chance d’avoir un groupe sein qui souhaite continuer l’aventure quoi qu’il arrive. Non pas sans sacrifices mais le sport professionnel nous y a habitué. Pour finir, nous soutenons tous les clubs, particulièrement les clubs amateurs en cette période très dure. Merci aussi au club de Bouillargues de nous permette d’exister encore un peu et courage à nos entraîneurs, supporter une équipe qui continue de s’entraîner sans jouer ce n’est pas un cadeau (rires) #lecombatnefaitquecommencer



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