DUMAS EN GALERE, SARREAUD EN CHASSE

Une nouvelle étape galère pour l'Alésien Romain Dumas relégué à plus de 3 heures 14 de Nasser Al Attiyah. La faute à  un triangle de suspension. Dans une spéciale caillouteuse, le pilote gardois et son copilote héraultais Gilles de Turckheim ont malheureusement du s'arrêter pour réparer ce traingle. Après plusieurs tentatives, ils ont du se résoudre à attendre leur camion d'assistance ce qui explique cette perte de temps. Le DXX Rebellion de la RD Limited occupait avant la dernière étape la 43e place du général. 

Valentin Sarreaud, le pompier gardois, avait pour mission dans cette 11e étape, qualifiée d'étape la plus dure de ce Dakar 2021, de remonter 18 minutes à Philippe Pinchedez, 3e du podium provisoire de la catégorie T3. Il en aura repris 16 minutes et 46 secondes. Après une belle spéciale que nopus narre une nouvelle fois le Genolhacois " On partait clairement dans l’optique de mettre la pression sur Pinchedez à 18 min. Il ne manquait que le coup de fil juste avant le départ de ma compagne et de mes filles pour me rebooster davantage. Je peux vous dire que le « Ayé Papa, Ayé Papa !! » a résonné toute la journée dans ma tête. Une fois de plus, l’étape a été sublime d’un point de vue paysage mais aussi difficile pour le parcours en lui même, fidèle au briefing de la veille. Les 80 kms dans les dunes à se tirer la bourre à 4 SSV a été l’apothéose. On a finalement connu une étape assez calme malgré l’apparente difficulté et on aurait pu faire un sans faute sans une énième crevaison à 2km du but. Même sans ennuis, sans erreur de cap, sans problème, on a quand même effectué les 10 derniers kilomètres à la lueur des phares, dans la poussière d’un concurrent qui bouchonnait et ne nous laissait pas dépasser. On s’est mangé une pierre. On a terminé la spéciale comme ça, pour une perte de temps réduite. Nous avions de nouveau une liaison commune avec notre camion d’assistance. Une petite pause qui nous permet non seulement de nous rassurer sur l’état du Zephyr mais aussi de couper un peu et de voir d’autres visages. On repart plus serein. On notera malgré tout le dépassement sportif de Mattias Ekström qui s’est collé dans nos roues arrières avant de déboiter, et tout ça sans déclencher le système Sentinel. Ce fut chaud, on se serait cru en WRX (Championnat du Monde de Rallycross). De mon côté, j’ai vraiment dégusté physiquement à force d’être secoué dans tous les sens. J’ai le dos en compote mais Marion va encore faire des miracles pour me remettre à neuf 😉 Demain j’aurais besoin de toute ma lucidité pour avoir un œil devant sur le podium à 1 minute et aussi un œil sur le loustique de derrière qui a fait des temps canons aujourd’hui. Si tout se passe bien, nous vous donnerons des nouvelles en direct du podium mais cette dernière étape ne sera pas de tout repos. Je tenais également à tous vous remercier pour vos messages de soutiens sur les réseaux sociaux, par messages, c’est génial de se sentir suivi et soutenu et partager une telle aventure est vraiment grisant". Une minute et 14 secondes...voila le temps qui sépare l'équipage 397 Plisson/Sarreaud de l'équipage 392 Pinchedez/Ferri. Et tout va se jouer sur la 12e et dernière étape...



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