MON DAKAR...PAR VALENTIN SARREAUD

Depuis le 15 janvier, date de l'arrivée à Djeddah, j'ai laissé tranquille Valentin Sarreaud, un des deux gardois ayant participé à l'édition 2021 du Dakar. Après quelque jours de repos, je l'ai sollicité pour une interview, ce qu'il m'a de suite accepté. 

JS30: Salut Valentin, 15 jours après ce Dakar, comment vas tu?

VS: Ca va. Mieux. Tout de suite en rentrant, ça allait. Deux ou trois jours après, j'ai un peu payé physiquement. Peut être le fait de relâcher. Un gros coup de fatigue, alors que je n'avais pas du tout ça en rentrant. J'étais épuisé, ça a duré trois ou autre jours.

JS30: Vous avez joué le podium de la catégorie T3 jusqu'au dernier jour. Des regrets d'avoir échoué si prêt du but ou tout de même content de votre course? 

VS: Aucun regret. Ca fait parti de la course. On ne peut pas toujours gagner. Ce podium n'était notre objectif de départ. On est content de l'avoir joué jusqu'au dernier jour. Cette pénalité* nous prive du podium mais on s'est aperçu que c'est vraiment une course d'équipe. Pas seulement un pilote, un co-pilote ou une voiture. Mais c'est de l'assistance, des mécanos. Pour gagner, il faut que tout cela fonctionne

JS30: C'est comment un Dakar saoudien par rapport à un péruvien?

VS: Différent, dans le sens ou au Pérou c'est très sable. C'était beaucoup d'endroit ou l'on passait dans un sens et repassait dans l'autre. C'était le dernier au Pérou et c'était le moins abouti au niveau du tracé. En Arabie saoudite, c'est hyper complet comme tracé. Une des différences importante, c'est qu'on reçoit les road-books le matin. Ca change la vie. Tout le boulot de préparation de l'étape qu'on faisait le soir a disparu. On a plus de temps pour se reposer. 

JS30: Ton meilleur et ton pire souvenir de cette édition 2021?

VS: Des bons souvenirs, y en a plein...Je dirai, les paysages de manière générale. Des paysages de dingue. La dernière étape pourrait être rangée dans les deux propositions. la ou on va perdre la bataille pour le podium même si c'est positif et en même temps la joie d'avoir fini ce Dakar. 

JS30: Une anecdote sur ce Dakar?

VS: L'étape 7 qui est la première journée de l'étape marathon. On a un souci de transmission, un cardan cassée. Au moment ou ca casse et ou on essaye de réparer, on est planté dans une dune. Et la, je souris. Je regarde Jean Luc et je lui dis "On est pas bien la", ça le fait sourire. En fait, je ne surjoue pas le truc pour détendre l'atmosphère, je suis content que ça nous arrive car c'est ça le Dakar. Des galères comme des bons moments. J'ai adoré changer le cardan dans le sable. Du coup Jean Luc en a rigolé et on, a bien rigolé sur le moment.

JS30: Prêt pour l'édition 2022?

VS: Oui, prêt! On en a pas parlé avec Jean Luc mais je suis motivé. Je ferai tout pour être au départ de l'édition de l'année prochaine. 

*Une heure de pénalité suite à une mauvaise interprétation du règlement spécifique à l'étape marathon, un des mécanos s'est aventuré de quelques mètres hors du bivouac pour tester le Zephyr et cela était interdit. 


    

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