ET ANDRESH A DÉCIDÉ DE S'EN ALLER...

"Andrea j’adore la chambrer car c’est une révoltée, une féministe assumée mais discrète.
Elle rend les autres meilleurs. Une personne comme on en côtoie trop rarement. Elle fait l’unanimité dans un vestiaire de filles (et c’est pas simple). Bienveillante avec son entourage mais très dure avec elle même. C’est une professionnelle et perfectionniste. C’est une cérébrale, beaucoup dans l’observation, l’analyse et la réflexion. Elle finira « entraîneur » ou dans le social.
C'est une fille qui est allée choisir un chat à la spa (bien sûr) et elle est revenue avec 2. Les 2 seuls dont personne ne voulait car l’un est aveugle et l’autre pas loin de l’être. C’est ça Andréa.
Ou quand je demande aux joueuses de débarrasser ou autre, les fesses plantées sur la chaise. Elle bondit! Ça la met hors d’elle chaque fois. Ou enfin quand je mange un gâteau au-dessus de la tête de Clem face à Andrea qui hoche la tête et ne peut s’empêcher de m’engueuler. Elle aime tout le monde Andrea!" Les mots sont du préparateur physique du club Olivier Martinez, personnage important dans les deux années qu'a passé l'espagnole Andréa De La Torre à Bouillargues. La gardienne espagnole du BHNM, Andreshita comme l'a surnommé Julie Godel n'a malheureusement jamais pu s'épanouir comme elle le voulait dans le Gard. Elle a donc choisi de partir pour essayer de briser ce mauvais sort qui s'est abattu sur elle depuis sa signature en France. 
JS30: Salut Andréa, pourquoi ce départ? Après une première année difficile, on sentait que tu montais en gamme!
ADLT: Mon contrat se terminait cette année. Soit je renouvelais, soit je partais. Je voulais partir même si Bouillargues a été une belle étape. La saison dernière a été difficile avec ma blessure puis le Covid. Cette saison, j'ai très bien commencé. J'étais très motivée mais je me suis fait une nouvelle entorse. J'ai compensé de l'autre pied et je me suis à nouveau blessée. Avant les 3 derniers matchs, l'IRM a révélé que la blessure s'était aggravée... Pour mon moral, j'avais besoin de changer de ville. J'avais besoin de la zone où j'étais constamment blessée. C'est aussi un choix du club qui voulait se délester d'un contrat.
JS30: Que retiendras tu de ton passage à Bouillargues ?
ADLT: Olivier Martinez, le prépa physique du club, il est incroyable. C'est un grand pro...le meilleur du monde (rires). Les kinés, Michel Colomb et l'ostéo. En Espagne, quand tu te blesses, tu es perdue. Ici, j'ai été super bien suivie. Je retiendrai aussi les filles. Ah ce groupe!!! Même si il y a des problèmes comme dans tous les groupes, je pars de Bouillargues avec de vrais amies. J'ai eu ici les meilleures professeurs de français, Julie Godel, Chloé Roelandt, Lola Janakovic et Estrella Piq (rires). Je pars par la grande porte, je voulais laisser une belle trace...malgré mes blessures. 
JS30: Ton avenir, c'est Toulouse?
ADLT: Je pars a Toulouse, j'arrête le professionnalisme. Ça va m'aider à récupérer mon pied. On verra après. Mon corps me rappelle tous les jours que j'ai 30 ans. Je vais reprendre mes études à la FAC de Toulouse et jouer en N1 a Toulouse. 
JS30: Pour finir, tu es toujours en piste pour les Jo de Tokyo avec l'Espagne? 
ADLT: Je suis sur la liste de l'Espagne, 5e gardienne. Si l'un se blesse je peux être appelée. depuis que je suis en France, je n'ai jamais été sélectionné. J'ai peu d'espoir mais je suis contente d'être sur cette liste. 
Crédit photo: Abdou Hilali


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