A LA RENCONTRE DE SOFIEN BENCHABANE, ARBITRE NÎMOIS DE LA FINALE DU MONDIAL DE BEACH SOCCER

"Je reste humble car ce n'est que du beach soccer. Je ne minimise pas ma performance mais on n'est pas sur un sport très connu. Même si j'ai quand même dans un coin de ma tête que ça fait 20 ou 30 ans qu'il n'y avait pas eu d'arbitre français en finale d'une coupe du monde". Le 28 août dernier, le nîmois Sofien Benchabane a eu l'immense honneur d'arbitrer la finale de la coupe du monde de Beach Soccer en Russie. Lui, le fils de l'ancien arbitre Lakhdar Benchabane, participait à sa 5e Coupe du monde et cette désignation avait un petit goût de revanche car il n'avait pas été choisi pour la finale 2 ans auparavant au Paraguay. Mais en passionné qu'il est, il est revenu et a cette fois touché a son rêve. Entre passion et humilité, entretien avec Sofien Benchabane... 
JS30: Une finale de Coupe du Monde de beach soccer pour un arbitre français. Est ce que vous réalisez plus de 10 jours après ?
SB: Oui maintenant je réalise, même si au début ça a été compliqué. Je réalisé par rapport aux sollicitations. Ça fait 5 Coupes du monde que je fais et j'avais jamais été autant sollicité. Je réalise que pour tout le mond, c'est quelque chose de magnifique. Ça fait 10 ans que je suis international, il n'y a rien qui a changé pour moi mais je sens qu'il y a vraiment quelque chose qui s'est passé. Quand on me l'a annoncé, quand tu en es a ta 5e Coupe du monde, dans un coin de la tête forcément je l'avais. J'avais été déçu en 2019 au Paraguay. Donc j'espérais. J'ai été super content et surtout je n'ai pas réussi à dormir comme d'habitude. Je n'ai pas réussi à faire la sieste alors que c'est mon habitude d'en faire une . Il y a eu un problème avec les désignations, on ne les a eu qu'a minuit la veille de la finale. Du coup dans ces moments-là tu doutes et je ne pensais plus y être. J'étais aux anges quand j'ai entendu mon nom.
JS30: Vous avez déclaré, c'est l'aboutissement de 20 ans de travail?
SB: Je repense à toutes ces années de travail, de voyage. J'étais aux anges, c'est le Graal pour un arbitre. Quand vous avez fait une Coupe du Monde, vous voulez un jour arbitrer une finale de Coupe du monde. C'est juste magnifique, c'est du travail et aussi un peu de chance. Il fallait que Tahiti, qui est considéré comme Français, ne se qualifie pas. Plus les histoires entre les confédération elle-même. J'ai pensé à toutes les personnes qui m'ont aidé. Sans eux je n'y serai jamais arrivé, ce n'était pas inné. Ce n'est pas parce que mon père était arbitre de haut niveau que ça s'est fait comme ça. Je leur dédis tout ça...à mes parents, à ma mère qui m'a amené des fois arbitrer au Vigan en plein hiver, je dédie ma médaille à toutes ces personnes qui m'ont aidé, à ma femme qui s'occupe de nos enfants quand je suis pas là.
JS30: Justement le papa...vous êtes le fils de Lakhdar Benchabane que tous les passionnés de foot gardois connaissent. Quelle a été sa réaction?
SB: Mon père, il n'y a pas d'extorisation de sa part. Ça se voit pas sur son visage mais il a été super content. Depuis les années où il me suit. C'est surtout une fierté pour toute la famile. Mon frère qui est aussi arbitre professionnel a été content aussi. C''est une réussite familiale, c'est le summum pour ma carrière d'arbitre. Mon frère Faouzi arbitre en national et veut remonter arbitrer en ligue2. J'espère que toute la famille va être derrière lui. Pour moi arbitrer au centre en ligue 2 a autant de valeur qu'arbitrer une finale de beach soccer.
JS30: Vous avez arbitré jusqu'en National dans le foot a 11, comment on passe au beach et maintenant quelle est la suite pour vous?
SB: Ça c'est fait plutôt avec des choix de carrière professionnelle, j'alternais es deux. J'ai arbitré en National mais en terme de motivation je n'avais plus l'objectif d'aller plus haut. Je me suis alors posé la question de savoir si j'arrêtais pour le beach car j'avais pas réussi à atteindre mon objectif au foot à 11. Le beach et le foot à 11 sont totalement différents, il me fallait me remémorer à chaque fois les règlements,  je les relisais avant chaque compétition. La suite... je sais pas, je suis en train de réfléchir arrêter et à laisser la place aux autres, il n'y a pas de baisse de motivation mais on ne peut pas arbitrer de finale de Coupe du monde, c'est interdit par le règlement alors après la question est...est-ce que je vais jusqu'en 2023 où est-ce que j'arrête maintenant. Franchement la suite je la connais pas encore...


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