LA FAMILLE MAURICE...FRANCK VU PAR MEÏSSA SA FILLE

Chez les Maurice, quand on parle handball, on sait de quoi on cause. Tout le monde a un lien avec ce sport. Mais quand Meïssa, nîmoise de naissance, née dans la capitale gardoise quand son papa y était joueur, se met à parler de lui, y a de quoi écrire. Et rien ne viendra la perturber. Un papa qui a une carrière fortement marqué par l'USAM. Tour à tour, il a été joueur, responsable du centre de formation et entraineur de l'équipe première. De quoi être considéré comme un nîmois, un gardois..lui le titi parisien. 

JS30: Parles moi de la carrière de dirigeant et de sportif de ton papa? Quel regard portes tu sur sa carrière? 

MM: Mon père a été handballeur avant d'être entraineur*. J'aurais bien aimé le voir jouer et c'est un plaisir de la voir entrainer. Pour moi, c'est un coach qui a une relation hyper profonde avec ses joueurs et je suis fier qu'il laisse une empreinte. Ca vient du fait qu'il a accroché très vite avec les jeunes. Joueur à Nîmes, il entrainait déjà les petits. De base, ce qui le fait kiffer, c'est d'entrainer des jeunes.

JS30: Quel regard penses tu qu’il a sur ta carrière?

MM: Il a toujours été très pudique avec le fait que je joue au hand. Il ne voulait pas que les gens se disent, c'est la fille de Franck Maurice. Il a été très protecteur par rapport à ça. Je discute beaucoup de ça avec lui. C'est important pour moi d'avoir son avis et ses retours. Notamment sur ce que je faisais à Metz et au moment de mon prêt**. C'est une ressource hyper riche pour moi. Je pense qu'il est fier de ce que je fais même si il ne le dit pas. Mon premier match en D1, qui n'était pas diffusé, ça a été un moment dur pour lui. La première fois qu'il m'a applaudi, c'était au 3e tour intercomité. Avant, j'avais l'impression que ce que je faisais, que ce soit bien ou mal, c'était pareil pour lui. Le jour de l'intercomité, j'ai dit à ma maman "t'as vu, papa s'est levé et il a applaudi"

JS30: Quel est ton meilleur souvenir sportif avec ton papa? 

MM: Sans hésiter, la demi finale de Coupe de France contre Montpellier en 2018 dans un Parnasse en feu. J'avais match avant et je suis vite venue au Parnasse. A la fin du match, il a sauté par dessus les barrières et s'est jeté dans nos bras. Un match de fou pour des émotions de fou.

JS30: Et inversement, quel est le pire souvenir?  

MM: La finale de Coupe de France à Bercy contre le PSG. Ils la perdent de pas beaucoup *** 

JS30: Qu’est ce que tu aimerais inculquer à tes (futurs) enfants que tu as appris de lui? 

MM: Les valeurs de travail qu'il nous a transmis. Mon père déteste les gens imbus de leur personne. Mon petit frère est bon au hand mais il a des attitudes qui l'énerve. Il lui dira plus facilement "arrête de te la péter Isaac que c'est bien ce que tu fais" (rires)

JS30: Qu’est ce que tu as envie de lui dire pour finir cet interview? 

MM: J'ai envie de lui dire qu'après la pluie vient le beau temps et qu'on sera toujours derrière lui. On est fier de lui et il peut être très fier de lui.

*Joueur à Gagny, Ivry, ACBB, OM et USAM et entraineur à Besançon, Saintes et USAM ** Formée à Metz, Meïssa a été prêté cette saison à Plan de Cuques, club de LBE, en tant que joker médical. ***32/26




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