"CA FAIT TROIS DAKAR ET DEUX MÉDAILLES DE FINISHER..."

72 heures 44 minutes et 14 secondes pour une 32e place. Le Génolhacois Valentin Sarreaud a conclu son Dakar 2022 en ce temps et à cette place. Lui qui participait à sa troisième édition, après le Pérou en 2019 et l'Arabie Saoudite l'an dernier, a conquis une deuxième médaille de finisher* "Je suis content, ça fait trois Dakar et deux médailles. C'est top, je suis positif au niveau des stats (rires)". Associé au pilote nîmois Bruno Fretin sur un Can-Am Ydéo Compétition, il a abordé cette édition 2022 de la même manière que les autres "ce qui a bien fonctionné les autres années a continué à bien marcher". 

La seule différence, c'est que ce pompier de profession ne savait pas ce que sportivement cela pouvait donner. Il savait que ce serait difficile de faire mieux que l'an dernier, notamment parce qu'il y avait beaucoup de monde inscrit et que la concurrence était plus affutée. L'objectif pour Valentin était d'arriver au bout et si en plus les trois Ydéo pouvaient y être, ce serait parfait. Et ça a été le cas**. Après des soucis en début de Rallye, le duo 100% gardois de ce Dakar a clairement été mieux au fur et à mesure des étapes "on ne se connaissait pas avec Bruno, il faut arriver à se faire confiance, à se libérer". Fier et heureux d'être finisher, une deuxième fois, il a du mal à réaliser ce qui lui arrive "il y a quatre ans, je me demandais si je pourrais un jour y participer. Aujourd'hui ça fait deux années de suite que je termine. C'est la récompense ultime d'être finisher. C'est une fierté personnelle et d'équipe". Au moment de me parler de son meilleur moment et de sa plus belle galère, il prend un peu de temps puis se lance "Il y a eu beaucoup de bons moments et ce, parce que l'ambiance était bonne. La spéciale ou on casse la boite de vitesse, la onzième entre Bisha et Bisha, en est le mailleur exemple. La boite est cassée, il y a de fortes chances pour que le camion d'assistance ne puisse réparer sur place, je pense le Dakar fini à ce moment puis le camion arrive et le mécano me dit que si c'est possible de la changer. A ce moment la, le moment galère se transforme en bon moment. L'ascenseur émotionnel de passer du fond du trou à on se bat pour aller plus loin est juste magnifique". De toute façon, Valentin sait qu'un Dakar, c'est dur.

Leur principale difficulté résidait dans le fait que la catégorie T4 partait tard le matin. Et du coup finissait à la nuit. En plus, s'ajoutait la position sur la route qui est très importante "La piste était labourée, ce qui rendait notre passage compliqué. Les traces peuvent être bonnes ou très piégeuses. Nous, c'était six à sept heures de spéciales qui nous attendaient. Mais ce n'était pas les mêmes conditions que les mecs qui roulent devant". Avec Bruno Fretin qui s'alignait sur le Dakar pour la première fois, Valentin a du s'ajuster...s'adapter à ce nouveau partenaire mais au final ce ne fut pas si dur que ça "Bruno était à l'écoute ce qui était ultra-plaisant. C'est un brai bonheur quand on sait qu'on est écouté. Au niveau humain, il a toujours pris avec humour. Il y a eu des coups de gueule mais on ne restait pas sur ça". Avec cette deuxième médaille autour du cou, il est prêt a essayer d'aller en chercher une troisième. mais pour cela, il lui faudra trouver un siège car Bruno ne sera pas de l'édition 2023. Et le cévenol se veut ambitieux "j'aimerai rouler avec vrai défi sportif, j'aimerai chercher de la performance, ne pas être la juste pour finir. Il y a des discussions mais on verra bien". Car en attendant de penser au Dakar, Valentin va se mettre en mode WRC2, lui qui sera après le Monte Carlo le copilote du champion du monde WRC3 Yohan Rossel. Avec la aussi, beaucoup d'ambition...

*Lors de l'édition péruvienne, il avait été contraint à l'abandon à deux étapes de l'arrivée. **Benoit Fretin et Cédric Duplé ont fini 24e et Patrice Etienne et Jérôme Bos 44e



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