LE STADE JEAN BOUIN, L'AGE D'OR DU NIMES OLYMPIQUE...BEST SELLER GARDOIS

Mis en vente le 15 décembre, il n'y avait déjà plus, le 20 décembre, aucun exemplaire des 1500 prévus, avant les fêtes, dans les locaux de l'éditeur Atelier Baie. On peut parler d'un des succès de cette fin d'année 2021. En réédition pour le début de l'année 2022, ceux que le Papa Noël a oublié pourront bientôt avoir leur exemplaire sur leur table de chevet. Son auteur Jean Charles Roux s'attendait à ce que son livre marche mais la rapidité de ce succès l'a surpris lui même. Je vais vous raconter l'histoire de ce succès. Longtemps, Jean Charles a écrit sur les taureaux, milieu très fermé, alors quand il s'est attaqué d'abord à la création de sa page Facebook sur les années Jean Bouin, appelée Rue Jean Bouin, il a découvert un monde totalement différent. Car, avec le recul, l'acteur de foot est d'une simplicité impressionnante. Son éditeur lui ne s'attendait pas à un tel succès. Jamais, il n'a vu un tel livre sortir en aussi peu de temps. La passerelle entre Rue Jean Bouin, sa page sur les réseaux sociaux, et son livre fonctionne à plein pot. "Comme quoi, sur Facebook, on peut faire des choses très bien". S'en suit un investissement de trois ans, avec surtout une vérification très méthodique des matchs et beaucoup de recherche. Il écrit uniquement par passion, pas pour l'argent. Le but à la base, c'était de créer une page Facebook relative à la collection d'anciens maillots qu'il s'est confectionné. Et l'accueil des joueurs a été très chaleureux. Le succès de cette page est tel que Michel Mézy, qui n'a pas de profil, en crée un rien que pour lire Rue Jean Bouin et ces portraits. Un Michel Mézy, véritable amoureux du NO, qui n'est pas étranger à la parution de ce livre. "Michel, c'est une véritable mémoire du Nîmes Olympique, un vrai passionné et il m'a un peu poussé à l'écrire. Ca fait 40 ans que Nîmes n'a rien gagné. Je voulais faire revivre cette passion de Jean Bouin. J'aime le peuple et j'aime faire vivre les gens. Jean Bouin fait parti du patrimoine nîmois. Quand vous allez boire un coup chez Pantel ou dans n'importe quel autre institution nîmoise, on parle de Jean Bouin. Mais revisiter Jean Bouin, ça n'a pas été facile. Avec Bertrand Bianciotto, qui m'a aidé sur tous les portraits des disparus, on a bien bossé. On a privilégié le côté anecdotique des choses. Jacky Novi qui nous raconte le jour ou l'équipe a couché sur des tables car c'était la grève des trains en ait le meilleur exemple. Vous vous rendez compte que Nîmes a été en avance sur beaucoup de choses niveau foot. L'utilisation de l'oreillette, le flocage d'un sponsor sur un maillot...et bien c'est Nîmes. Je voulais surtout que des la première page, on soit tout de suite dans l'ambiance Jean Bouin. L'éditeur a fait un sacré boulot à ce niveau la avec des documents d'époque. On voulait surtout n'oublier personne car au NO il y avait beaucoup de petites mains. Ces gens la étaient la pour servir le club et non pas pour se servir". Ce livre, à l'instar de sa page, c'est une succession de portraits. Alors quand je lui demande qui l'a le plus impressionné, Jean Charles me répond "Ce qui m'a stupéfait, c'est l'amour du club qu'ont tous ces joueurs. Malgré la différence de génération, il y a une unité dans les témoignages qui ne trompe pas. J'ai beaucoup aimé faire le portrait de Jean Pierre Orts même si il n'a joué qu'un an. Kristen Nygaard est celui qui m'a le plus marqué. Je me suis aussi régalé de faire le portrait d'Hassan Akesbi qui est quand même l'un des premiers transferts les plus riches de l'histoire du foot. Et puis derrière tous ces joueurs, il y aussi de gens qui ont fait le club comme les Brunetti, Jean Pierre Vaillant ou autre Marcel Rouvière". Mais l'histoire de Jean Bouin, Jean Charles n'a pas fini d'en parler. "La rue Jean Bouin va continuer car j'aimerai trouver quelques joueurs que je n'ai pas encore fait découvrir. Le hollandais Jan Poorvliet ou le goléador argentin Jorge Dominguez". De plus du 25 mars au 4 avril, Jean Charles exposera à la galerie Jules Salles de Nîmes une rétrospective sur Jean Bouin avec les photos du fond Hervé Collignon plus sa collection de maillot. La Mairie de Nîmes mettra à l'honneur la génération de 71/72 à l'occasion du 50e anniversaire du titre de vice champion de France et Jean Charles va essayer de faire venir les deux roumains, Ion Pircalab et Floréa Voinea, même si ça va être dur. Il sera aussi présent au salon de la biographie du 28 au 30 janvier à la Médiathèque de Nîmes pour des séances de dédicaces. "Parce qu'elle est belle cette histoire"



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