RETOUR VERS…LES ANNÉES JEAN BOUIN

Quand je suis entré dans la galerie Jules Salles (qui se trouve sur le boulevard Amiral Courbet a Nîmes pour ceux qui auraient la bonne idée de vouloir s'y rendre) et que je suis tombé sur la belle coupe afro du martiniquais Jean Claude Mith...j'ai de suite su que je venais de faire un bond en arrière de quarante ans, tel Marti Mc Fly dans ”Retour dans le futur”. Je venais de me plonger dans les années 70/80, dans les années Jean Bouin...ces années où le gamin fou de foot que j'étais, usait ses premiers fond de culottes et sa voix du côté de la Grande Butte (désolé je ne peux m'empêcher de mettre des majuscules a cet endroit qui était... inexplicable si on l'a pas vécu un jour) comme me l'a écrit Jean Charles Roux, l'hôte du soir, l'organisateur de cette formidable exposition sur cette époque dorée du Nîmes Olympique, sur la dédicace qu'il a apposé sur mon livre "le Stade Jean Bouin, l'âge d'or du Nîmes Olympique”. 


J'ai avancé de quelques pas a l'intérieur de la galerie et si les cheveux avaient blanchi pour certains ou disparu pour d'autres, les visages étaient toujours les mêmes. Les traits étaient certes un peu plus tirés mais ce soir beaucoup avaient retrouvé grâce à Jean Charles leur regard des ces années la. Je discute cinq minutes avec Jean Pierre Bosquier dont le papa Henri a marqué Nîmes Olympique, Rémi Fontanelli vient me dire bonjour et un peu plus loin je croise deux OVNI, Alain Portes et Philippe Courbier, non pas crocos mais estampillés Usamiste... Courbier comme le café qui faisait l'angle de la rue Jean Bouin et ou ma pièce de 2 francs m'attendait à chaque sortie de match. Mais ouiiiii, je viens de m'y revoir, c'était bondé de monde tous les quinze jours comme un soir de feria et je me faufilais jusqu'au baby, sorte de mini Jean Bouin ou je criais, je m'en fou personne ne m'attendait tellement il y avait du bruit, les noms de mes idoles. Les trois de devant c'était forcément Goudard, Cubaynes et Pèpe. Le joueur du milieu c'était Nygaard et derrière mon préféré celui avec lequel je mettais des patates, l'irlandais Jack Mac Donagh. Et je vous parle même pas des arrêts de Gilles Morisseau...Ah quelle époque!!! A côté de Portes et Courbier, se tenait du haut de ses 94 ans, la légende du sport nîmois Monsieur Raymond Legrand...Quand on me l'a présenté, je dois vous avouer que j'ai été impressionné. Je garderai pour moi la conversation que nous avons eu avec Philippe et Alain mais elle m'a extrêmement touché. Je continuais donc mon tour de l'Expo. Mais j'étais interrompu par les discours. Après celui de l'élu de la ville de Nîmes, c'est Jean Charles Roux qui prenait le micro.


Et il nous faisais voyager...a travers les noms de ces joueurs qui avaient fait Jean Bouin...De l'Europe centrale a l'Afrique du Nord en passant par l'Amerique du Sud, la Scandinavie...toute l'assistance se replongeaient dans ses souvenirs. Encore plus quand était évoqué le grand Kristen Nygaard. Ce danois qui a littéralement révolutionné le football nîmois. D'autres rencontraient un certain succès tel le grauleen Michel Mézy ou la belette Jean Marie Marcellin. Et que dire de Patrick Champ. Personne n'était oublié, les dirigeants étaient aussi mis à l'honneur... Difficile de parler du Nîmes Olympique sans parler de Kader Firoud, de Pierre Barlaguet, de Marcel Rouviere, du président Chiariny ou de Paul Calabro... Les discours fini, je finissais mon tour avec Colin Delprat, lui aussi d'une famille qui a marqué les crocos, en claquant la bise à celui qui a été une de mes idoles Alain Espeisse. Tout le monde avait le sourire, tout le monde venait l'espace d'une heure d'oublier que l'on vivait en 2022 dans un monde covidé et marqué par une guerre. Le temps de rejoindre la mairie pour un honorer l'équipe 1971/72 qui fêtait les 50 ans de son titre de vice champion de France que Monsieur Mézy nous faisait a tous verser une larme en clamant haut et fort "Dans nos veines, coule le sang du Nîmes Olympique de Jean Bouin”. Tout était dit...Anthony Briançon, l'emblématique capitaine du NO version années actuelles était présent pour faire le lien avec ce club qu'il aime tant. Les applaudissements étaient nombreux, chaleureux et ne semblaient pas vouloir s'arrêter... Quel beau moment je venais de vivre!!!!


L’expo est ouverte jusqu’au 3 avril à la galerie Jules Salles, boulevard Amiral Courbet à Nîmes 




Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

L'INTERVIEW CLAP DE FIN DE LAULAU, LA TÊTE EN L'AIR

LES ANCIENS DU NIMES OLYMPIQUE ONT RÉGALÉ À UZES

MON 7e TOUR DE COUPE DE FRANCE PAR YOAN DELAPLACE, CAPITAINE DU FC CHUSCLAN LAUDUN