"J’AVAIS UNE GROSSE ENVIE D’ALLER CHERCHER CETTE MÉDAILLE"

De passage dans le Gard chez ses parents pour essayer de se poser un peu, Shirine Boukli, la toute récente double Championne d'Europe de judo, a pris le temps de répondre à mes questions. La jeune judokate, qui vit sa passion a 2000 a l'heure, n'a pas une minute à elle. Des tatamis aux cours en passant par les nombreuses sollicitations, elle est à fond dans son truc. Mais dès qu'elle parle de judo sa voix pétille...Rencontre avec une jeune gardoise bien dans son temps et dans sa vie.

JS30: Comment vas-tu une semaine après ce nouveau titre de championne d'Europe?
Shirine Boukli: Ça va super bien. Je me ressource un peu en famille, je n'ai pas eu beaucoup de repos depuis le titre. Mais ce n'est que du bon, je ne vais pas me plaindre.


JS30: Tu as encore vécu une sacrée belle journée ce 29 avril. Raconte-nous la un peu de l'intérieur?
SB: En fait, c'était comme d'habitude. J'ai ressenti le stress que ressent tout athlète avant une competition mais je n'avais pas plus de pression que cela. J'avais une grosse envie d'aller chercher cette médaille. Je savais que cette journée pouvait être positive. Sur les matchs je me sentais bien, j'étais précise et focus sur les schémas que j'avais à faire.
JS30: Est-ce que tu arrives à réaliser tout ce qui t'arrive ces dernières années ?
SB: Ça va tellement vite que je ne réalise pas trop. Des fois je me dis que c'est dingue quand même. Quand j'étais plus jeune je regardais le judo à la télé et je me disais...(elle s'arrête) Maintenant que ça m'arrive à moi, je ne me rends pas trop compte.


JS30: Les jeux olympiques de Tokyo sont définitivement oubliés?
SB: Oui carrément, mais ça reste quand même dans un coin de ma tête pour être utilisé positivement. Ça doit me servir dans les prochaines années. Ce qui s'est passé là-bas, personne ne peut le réaliser. Je veux me servir de ça, je veux me prouver à moi même et aussi à tout le monde que ce n'était pas la vraie Shirine à Tokyo. Aujourd'hui c'est une motivation.
JS30: Paris2024, tu en rêves la nuit ?
SB: C'est encore loin mais j'y pense. (Elle se répète) Oui c'est quelque chose à quoi je pense. C'est loin mais c'est un adjectif qui va arriver vite. Et l'objectif c'est d'être prête le jour J. Tout ce qui va se passer entre aujourd'hui et Paris 2024 doit être vécu mais oui je serai prête pour ce moment.


JS30: Qu'est-ce qu'elle dirait la Shirine d'aujourd'hui à la petite Shirine qui a attaqué le judo à Aramon il y a quelques années ?
SB: Elle lui dirait qu'il faut qu'elle garde cette insouciance le plus longtemps possible. Qu'elle soit patiente et pas butée, que des fois dans un combat, il ne faut pas être pressée. Je lui dirai de s'amuser et de croire en elle. Oui c'est ça de croire à elle.
JS30: En 2022, tu es devenue numéro 1 mondiale, championnat d'Europe, la vie est belle?
SB: Ça va plutôt bien. Ce sont des objectifs qui se réalisent de plus en plus vite. En fait, tout ça, ça arrive super vite, c'est dingue. Numéro une, les autres filles le savent plus que moi. Moi je suis dans mon truc je ne m'en étais pas forcément rendu compte. C'est dingue, c'est ouf !!! Tout ce qui m'arrive, c'est top ! Je suis là et je veux continuer car je n'ai pas encore atteint tous mes objectifs.




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