"ON NE PEUT ÊTRE QUE FIER"

Un peu moins de 24 heures après la finale de la Coupe Gard Lozère, Flavien Chamard le gardien d'Uzès et Thibault Paris, le grand absent côté barjacois, qui du coup a fait office d'entraineur adjoint de Stéphan Rastoll ont répondu a mes questions et sont revenus avec moi sur cette finale, indécise jusqu'au bout.


JS30: Quel est votre sentiment 24 heures après le coup de sifflet final?

Flavien Chamard: En fait, c’est un moment de fierté. Même si je l’ai gagné déjà une fois avec Aigues-Mortes, on sort d’une saison mitigée ou on aurait pu mieux faire. Cette finale est à l’image de notre saison. On doit tuer le match bien avant. On tombe sur un bon gardien, on tape les poteaux deux fois et on les laisse espérer. On la gagne mais on se fait peur. Ils auraient mérité de marquer.

Thibault Paris: De la fierté. On ne peut être que fier. Dans l’esprit des gens et dans la fraternité, on a quelque part on a gagné. Il y avait une ambiance particulière. On a joué sans pression avec beaucoup de respect pour l’adversaire.

JS30: Les deux équipes se sont respectées sans se soucier des quatre divisions d'écart?

TP: C’est ce qui fait le charme de ce sport. On a tous deux jambes et deux bras. Et nous, on a un cœur gros comme ça. Il y a des valeurs dans ce club. Il y a des jumeaux, il y a des cousins dans cette équipe. C’est plus qu’une équipe. Il y a un super groupe. Il faut savoir que des fois le vendredi soir on est une trentaine à l’entraînement et à boire un coup juste après. On a vécu des moments inoubliables cette saison, on est quelques joueurs à avoir pu jouer à un niveau plus haut mais on est resté parce que c’est plus qu’un club. Pour te donner une idée, Sonzogni, notre milieu de terrain, il travaille en Italie et il fait Cagliari/Barjac régulièrement le week-end pour jouer avec nous. C’est fou quand même!!

FC: Toute la semaine dans les journaux, sur les réseaux sociaux, ça a parlé de ce match. Nous on savait que Barjac, c’est une belle équipe, ils ont fait une belle saison, on savait que ça allait être très compliqué. Qu’ils allaient jouer avec leurs forces. On marque après 20 minutes, ce qui aurait dû nous faciliter le match mais au final pas tant que ça. On reste sous la menace tout le temps. 


JS30: Qu’est-ce qui a fait la différence d’un côté comme de l’autre?

FC: L’expérience. Barjac a fait une belle saison, ils étaient en pleine euphorie de leur montée en départementale 1. Nous on a pu s’appuyer sur un groupe qui a sept joueurs qui ont déjà gagné la coupe Gard Lozère. Incontestablement, la double occasion de Barjac, c’est le tournant du match. Le poteau et le sauvetage d'Alo (Chabassut) sur la ligne puis le face-à-face avec moi et ce ballon trop poussé, ça aurait pu nous faire très mal. Défensivement, on a été très costaud, ça a été un kif de jouer avec de tels défenseurs cette saison.

TP: Un peu de fraîcheur physique. Mentalement, on a tout donné mais sur cette double action, on a manqué de lucidité. On ne peut en vouloir à personne car il nous fait pas oublier aussi que notre gardien nous a maintenu dans le match. Ça s’est joué à quelques détails. 

JS30: Quelles ont été les discours de Stéphane Rastoll le coach de Barjac et de Guillaume Matthieu le coach d'Uzès à la fin du match?

TP: Ça a été une fin de match sans discours à chaud. On était fier et on est allé voir nos familles. Par contre le discours d’avant match était incroyable, plein d’émotions. Stéphane c’est un coach protecteur qui a tout fait pour que le match se passe bien. On peut quand même noter le manque de sérieux de l’organisation de cette finale. L’histoire des jeux de maillots*, le match qui commence avec plus d’une heure de retard, pas de vestiaires pour se préparer et l’histoire d’Uzès qui a fait avancer un match pour pouvoir compter sur Ilyas Barkane son meilleur joueur.

FC: C’est le mot fierté qui est revenu. Guillaume a perdu deux finales en tant que joueur. Ça a été une saison compliquée pour lui car il était pas prévu qu’il soit le coach principal mais il a géré ça de mains de maître. Il nous a parlé de ses deux finales avant le match. On l’a gagné aussi un peu pour lui. Il nous a bien remué à la mi-temps mais après coup il est trop heureux.

JS30: Vous êtes fier de votre parcours cette saison ?

FC: Trop. C’est énorme. Pour certains, c’est que la coupe Gard Lozère. Mais pour moi, ma famille était venu, mon fils a eu des larmes aux yeux quand on a marqué. À mes yeux, dans la région, dans le Gard, ça reste important une coupe Gard Lozère. 

TP: Un peu oui. C’est le mot d’ordre. On a représenté les couleurs du club, l’histoire de ce club. Il y a des noms qui reviennent depuis des années dans ce club. Ça a fédéré un village. Barjac c’est un des plus beau village du Gard mais il manquait le côté sportif et on l’a montré. Aujourd’hui, on espère qu’on aura fait parler de Barjac en bien et que la mairie va nous aider un peu plus, notamment au niveau de cette pelouse qui est juste catastrophique alors qu’on a de superbes infrastructures.


JS30: Défaite où Victoire, finalement tout le monde en sort grandi ? Cette saison est quand même belle ?

TP: Je dirais encore mieux… Inoubliable, indélébile. Nos destins sont liés a vie. Dans 20 ans, on pourra encore en parler. Le foot c’est comme ça, quand ça se passe mal c’est à double tranchant, mais là on profite.

FC: Nous ça nous sauve la saison. En décembre, on est en course pour jouer la montée, mais après un mois de janvier pas bon, Youcef Bouzar, notre coach part. On voulait jouer cette montée. Guillaume a bien géré l'après Youcef. On sauve vraiment notre saison et ces conditions là, le fait qu’on savait que ça allait être compliqué face à une belle équipe de Barjac, donne un peu plus de saveur à cette victoire.

*Uzès a joué sous ses couleurs habituelles, Barjac arborait un maillot bleu et blanc alors que les couleurs du club sont rouge. 

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