"LE PODIUM N'ÉTAIT PAS LOIN. SANS LES ALÉAS DE COURSE, ON AURAIT ÉTÉ MIEUX CLASSÉ"

704 tours à 14 tours de la Yamaha vainqueur, le gardois Enzo Boulom et ses partenaires Anthony West, Camille Hedelin et Balint Kovacs ont pris, sur leur Yama de la Team Maco Racing, une très belle 6e place sur l'édition 2022 du Bol d'Or. Sur le Circuit du Castellet, le Saint Chaptois a réalisé une de ses plus belles perfs de la saison. On en parle avec lui. 

JS30: Sixième du Bol d'Or 2022, tu es content?

Enzo Boulom: Oui très content. Le podium était pas loin que ça et il était possible d'aller le chercher sans ce pneu qu'on a explosé et d'autres aléas de course (problème au stand et chute de nuit). On était pas loin. Sans les pépins, même si ça fait parti de la course, on aurait été mieux. 

JS30: Tu arrives avec quel état d'esprit sur ce Bol d'Or?

EB: On savait qu'on pouvait faire de bonnes choses. Depuis le début de saison, on avait du mal à avoir un équipage homogène mais la, ça semblait être le cas. On sait que c'est toujours compliqué face aux motos officielles mais je visais quand même un Top5. 

JS30: Il y a un peu de frustration ou tu es vraiment satisfait de ce que vous avez fait?

EB: A la vue du déroulement de notre semaine précédant la course, je suis satisfait de ce qu'on a fait. On a pas trop fait, pour diverses raisons, de tests tout la semaine avant. Pour des questions de budget, on a aps pu faire rouler les deux motos en même temps. Donc on ne peut être que satisfait. 

JS30: En plus, ça débute moyennement avec ta chute en qualif qui te prive de départ et donc de premier relais?

EB: Oui, je tombe en qualif car on a pas eu beaucoup de temps pour se préparer. jeudi, on a des essais libres mais on perd beaucoup de temps. C'est compliqué de finaliser les réglages. On s'est donc cantonné a bosser sur la moto pour qu'lle soit la meilleure possible en course. On sait que les qualifs sont importantes mais on sait aussi que si en course, on a pas une moto régulière, fiable et qui roule à un certain rythme, on y arrive pas. On a eu quelques soucis électriques sur la moto donc on a bossé sur ça le jeudi. Le vendredi, on a essayé de la débrider encore plus. D'où ma chute. L'euphorie d'être en qualif et de sortir un bon chrono* a fait que j'ai chuté. 

JS30: Raconte moi un peu cette course?

EB: Il y avait de fortes chances pour que je fasse le départ mais ma chute a changé la donne. Rien de cassé mais j'avais des déchirures côté gauche, ce qui est un handicap supplémentaire. Au final, j'ai serré les dents toute la course. On a changé de 3e pilote après le Warm-Up. Camille Hédelin, qui est un spécialiste du Superbike, ne sentait pas la moto. C'est Balint Kovacs qui l'a remplacé. Moi je me suis bien senti. Relais après relais, j'ai augmenté mon rythme. J'ai trouvé mes marques sans trop utiliser mes jambes. C'était plus physique que les autres courses. La constance était la pendant tous les relais, que ce soit de jour ou de nuit. 

JS30: Quel est ton programme maintenant d'ici la fin de l'année?

EB: Il me reste une course, le week-end prochain, en championnat d'Europe à Brno en Superbike ou je courrais en catégorie 600 et 1000. Je termine ma saison sur cette course. Après, j'attends de voir ce qu'il va se passer la saison prochaine. L'endurance devrait être maintenue, le reste, il y a des pistes mais rien de concret. 

*Enzo était 5e en qualif au moment de sa chute. 

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