"ON DOIT DEVENIR ATTRACTIF ET STABILISER LE CLUB AU NIVEAU NATIONAL"

Trois matchs, trois victoires...les filles du Nîmes Basket ont plutôt bien réussi leur retour au niveau Prénational. Oubliée la déception d'un maintien raté malgré une belle deuxième partie de saison, oublié le départ de Nathalie Daumet, figure emblématique du basket gardois, oubliés les départs de filles comme les soeurs Martin ou Sophie Teissier...l'equipe féminine est quasiment repartie de zéro. Alors dans le sillage de quatre drôles de dames qui ont remis le bleu de chauffe, la Prénat est reparti un cran plus bas avec le secret espoir de vite y retourner et surtout d'y rester. J'ai rencontré Pierrick Dos Santos, le nouveau coach de cette équipe et on a fait ensemble le tour du propriétaire. 
JS30 : Avant le choc de ce weekend, est-ce que tu t'attendais à un tel début de saison ?
Pierrick Dos Santos: En fait pour tout te dire je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Je récupère l'équipe "faute de mieux" et on est dans une situation difficile. Les conséquences d'une descente sont dures et on a perdu des joueuses comme deux des trois sœurs Martin et Sophie Teissier. À ce moment-là, je me pose la question "est-ce que je vais avoir des joueuses ?" . Aujourd'hui par rapport au moment où je dis oui pour prendre cette équipe, oui c'est plutôt une bonne surprise. Après quand je vois les quatre, Manon Lorraine Julia et Gaëlle, je suis un peu plus rassuré. En bricolant, je pense alors qu'on peut faire bonne figure. De suite, les filles ont envoyé du lourd et aujourd'hui on compte 3 victoires avec deux matchs à l'extérieur.
JS30: Pourtant c'était loin d'être gagné avec des filles forcément déçues de la relégation et des recrues dont on n'est jamais sûr qu'elles vont s'intégrer ?
PDS: c'était pas gagné mais on a beaucoup travaillé sur un esprit senior féminin. On avait commencé à mettre le travail en commun. Il fallait que le cloisonnement des équipes s'arrête. On en était arrivé à ce que les filles des deux équipes féminines ne se connaissent pas ou ne s'intéressent pas aux résultats des autres. Là virgule il y a une synergie qui s'est créé, des relations se sont nouées entre les deux équipes. 
JS30: L'objectif c'est clairement la remontée ?
PDS: Non non, je ne leur ai pas dit ça. Je leur ai vendu une remontée en 3 ans avec un projet de maintien. Quand on voit le niveau du basket dans le sud par rapport à des régions comme Lyon ou Toulouse, ce qui m'intéresse, c'est le maintien, c'est la capacité du club à soutenir le projet des filles. Il faut qu'on arrive à se stabiliser. Bien sûr si on monte, on prendra mais si c'est pour redescendre de suite... On doit devenir attractif et stabiliser le club au niveau national.
JS30: C'est quand même un sacré long chemin pour y arriver ?
PDS: C'est deux phases de poules pour la montée et la troisième pour le titre. Sachant qu'il y aura une montée de notre côté, le Languedoc et une côté Toulouse où il y a un autre niveau. Là il nous faut finir dans les trois premiers de la première phase pour accéder à la poule de montée où on rencontrera des équipes comme Castelnau ou l'ASPTT Montpellier.
JS30: Ce choc de dimanche, tu le vois comment?
PDS: Je ne sais pas à quoi m'attendre. Après un match difficile à Vergèze, j'attends une remobilisation. C'est un choc, un match important. Une victoire de notre part serait un message fort pour les autres équipes et validerait le travail que l'on effectue depuis le début de la saison.


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