"A UN MOMENT DONNÉ ÇA VA TOURNER, IL FAUT QU'ON ARRIVE A LE FAIRE TOURNER"

L'USAM Nîmes Gard s'est incliné pour la cinquième fois dans son Parnasse depuis le début de saison. Un des maux de l'équipe cette saison!!! L'entraîneur adjoint de Ljubo Vranjes, Yann Balmossiere s'est présenté a la presse et aux médias locaux afin de faire le point sur ce match et sur cette première période totalement ratée. Sans langue de bois, ni sans se chercher d'excuses, Yann nous a donné sa vision des choses.

JS30: Comment expliquer ce nouveau revers à domicile? C'est la première mi-temps ?

Yann Balmossiere : Oui clairement c'est la première mi-temps. On tourne a huit buts derrière. C'est de suite compliqué de revenir même si on vient mourir à un but. Finalement, on a quelques occasions de recoller un peu plus tôt dans le match mais la grosse différence, elle est dans l'agressivité, dans l'intensité qu'on a mis. En première mi-temps, on a été très passif, surtout défensivement. Leur jeu à 7, ça faisait deux jours qu'on le travaillait défensivement et tout ce qu'on devait pas prendre, on l'a pris. Il y a eu des moments de bonnes défense ou on a pas été forcément aidé derrière car on a peu d'arrêts. La première mi-temps nous fait perdre le match. 

JS30: On a l'impression que cette équipe n'arrive pas à jouer une heure avec la même intensité. C'est ce que tu ressens aussi?

YB: Je sais pas...en tout cas, ce sont des faits. On peut pas dire que c'est parce qu'on commence fort et qu'on arrive pas a finir. Là ça se serait un problème physique. Mais la, c'est plus la première mi-temps qui nous coûte cher. C'est pas une question de physique, c'est plus la dedans (il montre sa tête)

JS30: Comment tu expliques cette première mi-temps totalement a l'envers alors que le match est plutôt bien préparé ? 

YB: Encore une fois, la défense...(il coupe), ils attaquent en surnombre. A six contre six, la défense, y a pas grand chose a dire. On a pris sur leur sept contre six et sur leur jeu rapide. C'est vraiment sur cette phase là où on prend l'eau. Derrière, on trouve des solutions en attaque mais on tombe sur un Lettens (le gardien du Fenix) qui nous fait une première mi-temps comme il fait des matchs depuis le début de la saison. C'est peut-être la différence. On vient mourir à un but en ratant cinq penaltys. Y a plein de détails. Ce qui est plus qu'un détail, c'est notre qualité défensive pendant la première mi-temps.

JS30: Vous aviez la possibilité d'être cinquième ce soir en cas de victoire. C'est un joker de grillé. Il va falloir rattraper maintenant?

YB: Il arrive des matchs qui nous offrent la chance de rester dans le bon wagon. Cesson, on sait que c'est très compliqué chez eux. Ben allons-y, il suffit d'avoir l'état d'esprit qu'on a eu en deuxième mi-temps. A un moment donné, il faut lâcher les chevaux. Après on parlera tactique ou autre mais si y a pas ça, c'est vite compliqué. 

JS30: C'est encore un gros coup sur la tête et encore au Parnasse? 

YB: Oui mais on va finir par y arriver. Depuis le début de l'année, on a rencontré des grosses équipes. A un moment donné ça va tourner, il faut qu'on arrive à le faire tourner.

JS30: On a vraiment l'impression que vous arrivez pas à vous transcender cette année au Parnasse. Jusqu'à présent, même si y avait des gros en face, vous arriviez à en bousculer quelques uns et là on a l'impression que c'est vraiment compliqué.

YB: C'est ça. Y a eu quand même différents matchs. Paris, ça a été un trou de huit minutes. Nos temps faibles nous coûte cher. Là on peut pas parler de ce problème car c'est une mi-temps faible qu'on a connu. Il y a eu de bonnes choses en attaque mais malheureusement on tourne a 14 buts avec de bons arrêts de leur gardien. C'est pas là où on a péché. Par contre en prendre 22, c'est compliqué. 

JS30: Penses tu par rapport à la saison dernière que l'équipe est plus forte ou moins forte?

YB: Ce qu'il faudrait voir, ce sont...les joueurs qui sont partis, ceux qui sont arrivés, tout en sachant que dans ceux qui sont arrivés, il y en a deux qu'on ne peut pas exploiter. Donc ceux qui sont partis et ceux qui sont arrivés ne jouent pas. Boiba Sissoko et Hugo Kamtchop-Baril sont quand même deux pièces essentielles. La, je pourrais répondre différemment. On a quand même des pièces en moins. Il n'empêche que j'ai confiance aux joueurs qui sont là. Ils sont capables de (il coupe). On. Eu de très bons matchs, il fait juste qu'on arrive à rechercher un match référence. Psychologiquement, ça permet de casser quelques accrochés et de se libérer. 

JS30: C'est une nouvelle défaite. Quel est le discours maintenant ? Il faut positiver, on va y arriver où il faut les mettre devant leurs responsabilités...

YB: Dans le vestiaire, ma discussion a été calme et directe. Si on présente le visage de l première mi-temps, il n'y a rien qui sera possible. Il faut que tout le monde soit conscient de cela et qu'on soit solidaire, et s'implique dans le match des le début. 

JS30: Au niveau comptable, on se dit quoi? On se dit qu'on commence à perdre des points sur le trio qui sera inaccessible, sur le quatrième qui commence à s'éloigner?

YB: Le trio...c'est trois qui semblent beaucoup plus armées que toutes les autres. Après on perd un point sur Aix. On reste dans la course. Tout reste serré. On se retrouve dans le serré mais dans un rôle de chasseur. On préférerait être poursuivi...

JS30: Il reste deux matchs avant Noël, il fait absolument les gagner. Il n'y a plus le choix?

YB: Ça serait vraiment bienvenue pour ne pas partir de trop loin pour la deuxième partie de saison. Il faut essayer de rester au contact pour essayer de repasser devant. 

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