"J'AVAIS UN GROS BESOIN DE SORTIR DE LA SPHERE NÎMOISE"

Hier sur JuSports30, je me suis entretenu avec Félix Baudry, le plus nîmois des rugbymen avignonnais, aujourd'hui c'est Sandro Gori, le plus nîmois des savoyards qui est en interview. Il faut dire que ce rugbyman originaire de Bouillargues et ayant commencé le rugby à Marguerittes était au centre du déplacement du Rugby Club Nîmois son club formateur, qu'il a quitté l'été dernier pour le club de Rumilly. A l'instar du chat hier, la aussi c'est un virage a 180 degrés qu'à opéré ce pilier 100% gardois.


JS30: La beauté du sport a voulu que Rumilly, ton club actuel, obtienne son maintien face à Nîmes, ton club de formation.
Sandro Gori: C'était un match personnellement particulier. J'ai passé 8 ou 9 années au RCN et forcément ça marque. J'étais content de revoir les potes, de voir ce club qui se construit petit à petit. Pour nous c'était un match capital car en cas de victoire, il y avait le maintien. Et en plus, il y avait des petits antécédents entre Rumilly et Nîmes depuis le match de phase finale de l'an dernier. 
JS30: Tu as quitté Nîmes et ton Gard pour ce projet savoyard, comment as-tu vécu tout cela ?
SG: J'en parlais justement avec mon pote Dorian Gilly à tout à l'heure au téléphone. En fait j'en ressentais le besoin. Ça a été une fierté pour moi de jouer quasiment de l'école de rugby jusqu'à l'équipe première du RCN mais j'ai eu un besoin d'aller voir ailleurs. Je voulais prendre de l'expérience dans un autre environnement. Depuis toujours, à chaque fois qu'on les a rencontré, j'ai été marqué par le club de Rumilly et les valeurs qu'il représente. Je me suis toujours dit que si jamais je partais de Nîmes, j'aimerais y jouer. Ça a pu se faire et j'en suis content. J'avais un gros besoin de sortir de la sphère nîmoise. 
JS30: Comment s'est passée ta saison ?
SG: On va jouer notre dernier match à domicile à face à Lille-Marcq-en-Baroeul. C'est un peu notre barrage à nous car en cas de victoire, on peut basculer en phases finales. Perso j'ai commencé la saison en mode diesel. C'était pour moi un nouveau club, un nouveau défi, de nouvelles infrastructures. J'ai été un peu lent au début mais je suis rentré dans le moule. Aujourd'hui je suis content parce que j'enchaîne, j'aurais joué une quinzaine de matchs en tant que titulaire cette saison et je sens qu'il y a eu beaucoup de progression.
JS30: La semaine dernière, vous assurez le maintien et sur un match vous avez encore la possibilité d'aller chercher les phases finales ?
SG: Totalement, le club est vraiment tourné dans cette direction là. La semaine dernière, on parlait de maintien et maintenant on parle de phases finales. On n'a pas totalement notre destin en main mais on va jouer le coup à fond. Mais en face c'est Lille qui est une belle équipe. On sent quand même qu'il s'est passé quelque chose avec cette victoire face à Nîmes, tout le monde palpite déjà du match de dimanche.
JS30: Le Sandro Gori de Rumilly, il a changé par rapport à celui de Nîmes ?
SG: Oui, il a changé. Il est différent. Il est un peu moins bloqué. Disons que j'étais figé dans le travail, la muscu et la perf. Aujourd'hui, je peux dire qu'il s'est lâché, il est un peu plus décontracté et ça c'est bien.
JS30: Que peut-on te souhaiter pour cette fin de saison ?
SG: Déjà un match victorieux contre Lille qui assurerait notre invincibilité à domicile, aux grangettes et une grande communion avec le public pour aller chercher un peu plus que cette victoire...

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