"IL ME RESTE 3 OU 4 ANS A JOUER ET J’AI ENVIE DE TOUT JOUER"

À bientôt 37 ans, il les aura en août, Jacques Drujon sait qu'il est plus proche de la fin que du début. Mais il avait encore envie d'un gros défi. Ce gardien de la génération Nîmes Olympique 86, avec Pascal Clame, Nabil El Zhar ou Adil Hermach à donc décidé de revenir à Aimargues où il avait joué il y a quelques années sous les ordres de Michaël Metais. Passé par le Nîmes Olympique de ses 6 ans à 19 ans puis par Aigues-Mortes, club qui l'a profondément marqué, une première fois par Aimargues puis par Uchaud, il se lance à fond dans ce nouveau défi avec beaucoup de réalisme mais aussi d'ambition dans une régionale 1 qui la saison prochaine aura un très gros niveau.

JS30: Tu quittes le dernier finaliste de la Gard Lozère pour un promu en R1. Pourquoi ce choix ?

Jacques Drujon: Jean Mathieu (Descamps), ça fait 2 ou 3 ans qu’on s’appelle, on a joué ensemble à Aigues-Mortes. Jusqu’à présent j’étais fidèle au Gallia et j’ai toujours refusé. Maintenant il me reste trois ou quatre ans à jouer. J’ai envie de tout jouer. Quitte à être en concurrence autant que ce soit en R1. Aimargues, c’est un beau projet avec pas mal d’anciens d'Aigues Mortes donc ça m'a plu.

JS30: Quel bilan fais-tu de tes saisons à Uchaud ?

JD: Comme je te le disais, les deux premières ont été très compliqué mais ça nous a permis de créer un groupe d’amis. Il s’est créé un truc. On a fait une belle saison cette année avec le maintien un peu plus tranquille que les autres années et cette finale de la Gard Lozère. Je pousserai n’importe qui à aller dans ce club qui doit beaucoup à Christophe Peytavin, son président. Il y a une unité de groupe. À titre perso, j’ai fait une belle saison avec de belles séances de penaltys en coupe. 

JS30: À Aimargues, tu viens en tant que numéro un ?

JD: Non, il n’y a pas de numéro un. Ce que j’aime avec Jean Matthieu, c’est qu’il est franc et direct. Le meilleur jouera. Il faudra faire mes preuves. Je suis un compétiteur donc je ferais tout pour jouer.

JS30: Justement, Jean Mathieu nous disait viser le maintien, mais vouloir titiller les gros de cette poule. Ça c’est un défi qui te plaît?

JD: Je dirais même mieux, ça c’est ce qui me fait bander. Je suis un compétiteur dans l'âme, je préfère ça que jouer le ventre mou. On va jouer le maintien c’est sur mais on va en emmerder certains. Je peux t’assurer qu’on va surprendre quelques équipes, le groupe est bon. Jean Mathieu a besoin de moi pour aider les jeunes. 

JS30: L’objectif, c’est clairement le maintien?

JD: Oui, on sait que ça va être compliqué avec des équipes comme Nîmes Olympique, Le Grau, Aigues Mortes et Bagnols Pont qui descendent de N3, Uzès, Atlas Paillade, Lunel qui vient d'être repris et qui sera ambitieux. Même si ça doit passer par un arrêt du cul à la dernière minute du dernier match, oui c’est ça l'objectif...se maintenir. Après il faut être réaliste, le niveau va être bon mais la première étape, ça sera le maintien.

JS30: On peut pas parler de toi sans parler des pompiers. C’est important pour toi?

JD: C’est ma vie, mon métier, même si j’ai pas l’impression de travailler. Je suis au service des gens, de la population. Il règne une atmosphère particulière et puis les pompiers c’est le sport. C’est les défis avec Benjamin Codou, le trailer avec qui je viens de faire le GR 20 en Corse pour la deuxième fois. Il y a eu le mont Blanc et tout ça c’est grâce aux pompiers. Le dépassement de soi, des souvenirs que je n’oublierai jamais. Même si le mont Blanc, j’étais tellement carbo que je n’ai pas pu profiter comme je le voulais mais on a réussi...

Crédit photo: Fabio Foures 

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