"J'AI RÉALISÉ QUE C'ÉTAIT LA FIN, QUE LES MATCHES A L'AGORA, C'ÉTAIT FINI"

De son propre veux, ça a été un peu dur émotionnellement. En plus, il y a eu cette défaite 27/28 face à Clermont, qui si elle ne lui gâche pas la fête, lui laisse un petit gout amer car la compétitrice, qu'elle est, aurait bien aimé terminer sur une victoire. Quelques jours après énormément d'émotions, Manon Lachaize a accepté de revenir sur cette dernière...avant de se tourner vers Toulon et la D1, qu'elle découvrira la saison prochaine.

JS30: Voilà cette fois, Bouillargues et Manon Lachaize, c’est bel et bien fini ?

Manon Lachaize: On ne sait pas de quoi l’avenir va être fait, peut-être qu’un jour je reviendrai. Quelques minutes avant le match, j’ai essayé de ne pas forcément y penser avant et ça m’a bien aidé. Surtout, qu’en plus si j’avais joué les autres matchs comme le dernier, on ne serait pas allé très loin (Rires). Émotionnellement, ça a été compliqué. Je pensais à la fin du match et à ce qui allait se passer après. Je pensais aussi à Toulon qui jouait son maintien en Liga Butagaz Énergie.

JS30: Quelles émotions as-tu ressenti avant le match ?

ML: À partir de la semaine dernière, je sentais que ça se reprochait. J’ai commencé à y penser dès le lundi. J’étais stressée, le moral un peu compliqué. Mais surtout je ne voulais pas me blesser pour être sure de jouer.

JS30: Et au coup de sifflet final, que se passe-t-il dans ta tête ?

ML: Je suis frustrée d’avoir perdu et puis après je réalise que c’est la fin, que les matchs à l’Agora c’est fini. Je ne savais pas ce qui était prévu mais je m’attendais à des surprises. Et les attentions faites par les sœurs Ruiz, Marion et Jennyfer, avec les enfants du club m’ont énormément touché. Le coup de sifflet final a à peine retenti que j’avais des enfants de partout autour de moi. Je garderai ces images dans ma tête toute ma vie. Après Sylvain Maestrini, le président nous remet bouquet et cadre et il me tend le micro. À ce moment-là, c’est dur de parler, mais j’ai essayé de tenir, j’avais beaucoup d’émotions dans la voix, car en plus les moins de 17 que j’ai coaché était là.

JS30: Que garderas-tu de toutes ces années à Bouillargues ?

ML: Depuis toute petite, c’est pleins de souvenirs. J’ai fait toutes mes classes ici et c’est grâce à ce club que je peux aujourd’hui aller jouer en D1. J’ai trouvé une belle famille ici et je n’oublierai personne.

JS30: Maintenant ton avenir va s'inscrire à Toulon. Et en D1 car le club varois est sauvé?

ML: Oui, la bonne nouvelle est tombée et les filles se sont battues pour rester en D1. C’est une super nouvelle. Je vais pouvoir jouer en Ligue Butagaz énergie. C’est un rêve qui se réalise. Je remercie les filles qui ont sauvé l’équipe car peu d'entre elles restent au club la saison prochaine. Elles ont joué le jeu pour le club. 

Crédit photos: Abdou Hilali/Studio AH


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